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[Transat Jacques Vabre] La Mie Câline - Artisans Artipôle, 18e à Salvador de Bahia

Xavier Macaire et Arnaud Boissières

C’est dans la lumière du petit matin qu’Arnaud Boissières et Xavier Macaire ont franchi ce matin la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre, en 18e position, à bord de La Mie Câline – Artisans Artipôle. A peine posé le pied à terre, les deux marins reviennent sur une transat « exceptionnelle ». Le skipper annonce qu’il repart, en solo, dans les prochains jours. 

Arnaud Boissières :

"Une tranche de vie" « On a eu une super dernière nuit avec une arrivée au petit matin. C’est un beau finish, sur une mer plate, c’est top. Je suis content car j’ai le sentiment que l’on a rien lâché. Cette Transat m’a apporté plein de choses pour l’avenir. C’est très positif. Ça me réconforte par rapport au bateau. Je sais qu’il peut être très rapide à certaines allures, aussi rapide que certains bateaux de dernière génération. Je l’aime ce bateau, c’est une tranche de vie. J’ai moins d’amertume qu’à la fin de la Route du Rhum car cette course est beaucoup plus aboutie, même si c’est paradoxal car ça ne se voit pas sur les classements. Je suis content de la manière dont on a géré le bateau, les voiles, …

"Si je repars, j'appelle Xavier en premier"
 
Un des grands objectifs de cette transat était de terminer en confiance et c’est le cas. Ça fait du bien de naviguer en course avec autant de bateaux. Je suis plus conscient du potentiel de ce bateau, mais aussi de ses faiblesses et Xavier n’est pas innocent à tout ça. Si je repars demain sur une course en double, Xavier est le premier que j’appelle. Il est très talentueux mais ça n’est pas que ça. C’est aussi quelqu’un de bien, il m’a apporté plein de choses qui me serviront pour la suite.
 Cette édition est exceptionnelle. Le plateau n’a jamais été aussi relevé. Il y a 30 bateaux déjà, c’est énorme mais personne ne vient la fleur au fusil. Tout le monde vient avec des ambitions sportives et tout le monde se tire la bourre. La météo a été exceptionnelle. On ne croyait pas à l’option sud et on a choisi une option médiane. Avec le recul, on aurait sans doute fait différemment mais on n’a pas de regrets non plus.

"je suis cramé"
 
Je repars dimanche ou lundi, en solo. Le bateau est en bon état. Je dois faire un tour complet bien sûr mais on a eu aucun problème, à part une latte cassée, ce qui n’est pas grand-chose. Le bonhomme en revanche est fatigué. C’est bon signe car ça veut dire qu’on a tout donné. Je suis bien cramé. »

Xavier Macaire :

" Les odeurs du Brésil "

« Depuis hier, on a de super conditions de navigation. Au coucher du soleil, j’ai eu une petite pointe de nostalgie. Je me suis dit qu’il fallait profiter de ces derniers moments. La nuit s’est bien passée et on est arrivés au petit matin, avec la pleine lune et le lever de soleil. Il y avait surtout les odeurs du Brésil. J’ai l’habitude des odeurs en mer, qu’il s’agisse de la garrigue en Méditerranée ou de la terre en Bretagne mais ici, ça n’a rien à voir. C’est l’odeur du Brésil et ça m’a rappelé mon arrivée en 2009. C’est une belle transat. J’aurais aimé pouvoir être au contact du peloton de tête mais on ne peut pas rivaliser. C’est une très belle transat de découverte, je suis ravi, merci Arnaud ! ça a été une super cohabitation. Tout était naturel et basé sur la confiance.

C’est ma troisième transatlantique en course, je suis comblé. Ça me donne envie de naviguer en IMOCA mais j’ai aussi suivi ce que faisaient les Multi 50. Ils ont fait un match extraordinaire. C’est une série qui m’attire car tu peux être compétitif avec des budgets maitrisés. En Imoca, les budgets évoluent de manière exponentielle.
 
On a tout le temps été au contact de nos concurrents mais sans voir les autres bateaux. On était un peu en déficit de vitesse jusqu’à Madère. Ensuite, on a été plus rapide jusqu’au Pot Au Noir. En rentrant dans le Pot Au Noir, on a perdu une place mais on n’a pas d’amertume. Peut-être qu’on n’était pas bien positionnés ou alors on a eu un manque de réussite. On a quand même réussi à se positionner devant nos poursuivants et à les garder derrière. »
 

LES CHIFFRES
- Temps de course : 15j, 20h, 9min, 47sec
- Vitesse moyenne : 12,51 nœuds
- Milles parcourus : 4 755,88 milles
- Écart au premier : 2j, 8h, 1min, 47sec

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